>Itv Mickaël dans FF

03/03/2015

Dans le numéro de “France Football” de cette première semaine de mars 2015, une double page est consacrée aux jeunes gardiens de but de Ligue 1, Alphonse Aréola (Bastia), Mouez Hassen (Nice), Benjamin Lecomte (Lorient) et Ali Ahamada (Toulouse). Le journaliste Dave Appaddo a également interrogé Mickaël sur l’émergence de cette nouvelle génération de gardiens de but. Questions-réponses.

 

Mickaël, quelles qualités doit posséder un jeune gardien pour s’imposer en Ligue 1 ?

“Impossible de faire des généralités car tout dépend du cursus de chacun, du club où il évolue. Mais au-délà de ses qualités footballistiques, il doit posséder une grande confiance en lui. C’est indispensable. Et il ne faut pas inverser le truc : c’est à lui de gagner la confiance du coach et de son club, ce n’est pas à eux de la lui donner”.

 

Ils sont quatre à être âgés de moins de 25 ans, Aérola, Hassen, Lecomte et Ahamada.

“C’est difficile de les comparer. Les deux qui sont vraiment dans un projet de club, ce sont Hassen et Lecomte. Je considère qu’Aréola est un cas à part, formé au PSG, prêté pour sa première saison en L1. Et vous pourriez ajouter à la liste de ces jeunes Zacharie Boucher, qui était titulaire assez souvent lors des premiers mois en début de saison. D’ailleurs je n’ai pas très bien compris le choix du TFC de ne pas le confirmer en numéro 1, même si je ne suis pas à l’intérieur du club pour avoir tous les éléments. J’aimerais bien revoir Boucher car je trouve qu’il a beaucoup de personnalité et ce n’est pas si fréquent”.

 

La personnalité, l’aura, c’est quelque chose que l’on possède ou qui se travaille ?

“Je considère que c’est lié à la façon dont votre éducation va vous permettre d’affirmer cette personnalité. Et peut-être qu’il y a des failles du point de vue de la formation”.

 

C’est-à-dire ?

“Je ne sais pas si notre formation est encore aussi bonne qu’on le dit. Je trouve qu’auparavant nos gardiens étaient plus complets. Et il y avait de vraies grosses personnalités. Là, je vois régulièrement des failles, des manques. Mais, là encore, ils n’ont pas de failles communes, c’est du cas par cas. Je l’interroge sur la qualité de notre formation : a-t-elle été suffisamment évolué pour répondre aux problématiques du football actuel ?”